Le nombre de cas multiplié par 4 au premier trimestre selon l'OMS

2019, une année déjà record pour la rougeole dans le monde

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Publié le 23/04/2019
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Après deux années consécutives de hausse du nombre de cas de rougeole dans le monde, 2019 s'annonce comme l'année de tous les records. Selon les données globales préliminaires communiquées par l'organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas au cours des 3 premiers mois de l'année 2019 aurait été 4 fois plus nombreux qu'au cours de la même période, en 2018.
virus rougeole

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Crédit photo : phanie

Au mois d'avril 2019, 170 pays membres de l'OMS ont rapporté 112 163 cas de rougeole. À la même période, en 2018, 28 124 cas « seulement » avaient été notifiés à l'organisation par 163 pays, soit une augmentation de 300 %. La région Afrique de l'OMS occupe la première place de ce triste podium, avec une augmentation de 700 % du nombre de cas entre le premier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019, contre 60 % pour la région Amérique, 300 % pour la région Europe, 100 % pour la région de l'Est de la Méditerranée et 40 % pour les régions de l'Asie du Sud-Ouest et le Pacifique Ouest. Ces chiffres sont encore provisoires, et seront définitivement consolidés en juillet, prévient l'OMS.

En Afrique, la flambée observée est principalement portée par des épidémies majeures dans plusieurs pays : République Démocratique du Congo, Éthiopie, Madagascar et Soudan. Selon l'OMS, ce sont ces pays qui concentrent la majorité des décès de jeunes enfants.

110 000 décès en 2017

Plusieurs autres pays sont confrontés à des augmentations durables du nombre de cas. Des épidémies importables sont en cours en Géorgie, au Kazakhstan, au Kirghizistan, au Myanmar, dans les Philippines, au Soudan et en Ukraine. Au cours des derniers mois, des pays ayant une bonne couverture vaccinale ont également vu le nombre de cas augmenter. C'est le cas des États-Unis, d'Israël, de la Tunisie et de la Thaïlande…

En 2017, on estime que 110 000 décès ont été causés par cette pathologie. À l’origine de cette augmentation du nombre de cas : la stagnation de la couverture vaccinale globale, de 85 % pour la première dose et 67 % pour la seconde dose.

Damien Coulomb

Source : Le Quotidien du Pharmacien: 3514