S’il n’existe aujourd’hui aucune thérapie contre la maladie, des traitements complexes, tant dans le domaine pharmacologique que dans celui des dispositifs médicaux (pompes avec infusions sous-cutanées ou intestinales, stimulation cérébrale profonde), peuvent être mis en œuvre pour lutter contre ses symptômes. L’émergence de ces stratégies nécessite de nouvelles ressources de prises en charge et, par conséquent, de nouvelles données en termes de prévalence, d’étiologie de la maladie et de causes de mortalité (risques de pneumopathies d’inhalation accrus, troubles de la déglutition, troubles de l’équilibre…). Comme le note l'ICM, « les recherches combinées à l’approche de la neuro-informatique et à la Big Data permettraient, à terme, de détecter les présymptômes de la maladie et de proposer aux patients des traitements personnalisés toujours plus efficaces ».

Cette approche ne doit pas occulter le volet prévention alors que l’exposition aux pesticides est identifiée comme facteur de risque, selon Santé publique France, citant plusieurs études. Ainsi, les agriculteurs présentent un risque de développer la maladie de Parkinson supérieur de 10 % à celui de la population générale, en raison de leur contact avec des produits phytosanitaires. Les études soulignent également le rôle de l’exposition non-professionnelle aux pesticides dans une incidence plus élevée de la maladie de Parkinson dans les cantons français les plus agricoles, notamment les cantons viticoles.